Pour la réalisation de ce type d’escalier, les marches en caisson de section rectangulaire en tôle lisse sont soudées en atelier à un limon en fer plat de forte épaisseur. Lors de la pose, ce limon doit être solidement ancré dans un mur porteur (tiges filetées traversantes ou scellement par exemple). On parle ainsi d’un escalier à marches en console ou à marches en porte-à-faux ou, suivant le terme anglais utilisé dans le domaine de la construction, marches cantilever.
Ensuite lors des finitions un habile plaquiste a fait disparaître le limon et les fixations derrière un doublage isolant ou non. Notre client a choisi de revêtir lui-même les marches de plaques de verre dépoli.
Pour cet escalier à quart tournant en bas, le contexte de rénovation d’un bâti ancien avec un mur de façade faible nous a conduit à conserver un tube pour décharger les grandes marches et effacer leur pointe.
A l’étage, un garde corps en fer plat avec une protection par quatre rangs de câbles inox est soudé à une cornière d’habillage de la rive de plancher.
L’ensemble de la réalisation est effectué suivant les choix de clients plus amoureux de design que préoccupés de respecter les normes de sécurité compte tenu de leur façon d’habiter.


Bonjour,
Votre escalier à marches en console ne possède ni garde corps côté « vide » ni main-courante côté « mur ».
Cette disposition est elle règlementaire voire légale dans une habitation privée, c’est à dire non accessible au public comme dans un immeuble collectif ?
Merci de votre réponse éventuellement argumentée par des textes règlementaires que je n’arrive pas à me procurer.
Cordiales salutations.
M. Zapletal
Bonjour, comme vous l’avez observé les questions de réglementation sur les escaliers et garde-corps pour les bâtiments d’habitation sont délicates et il n’y a pas de réponse générale à votre question; vous trouverez quelques indications dans ce blog, par exemple cet article concernant la norme française sur les garde-corps et son domaine d’emploi, et cet autre article au sujet du domaine d’emploi de la réglementation PMR pour les bâtiments d’habitation.